De la destruction du travail, accomplie à l’époque de sa plus grande ampleur.
i2d | 15 Juin, 2009 17:58
[ Thèse :
La grève est le péché exact de la morale ascète-protestante, laquelle détruit le travail – dans le temps même où elle l’amplifie. La grève a pour but la destruction de cette morale. Elle a pour but de relever le travail ; d’en sauver, contre les perversions de la langue, jusqu’à la réalité. ]
Ce texte est une lecture du livre de Max Weber,
L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. La première partie montre que le capitalisme n’est possible que là où existe une certaine éthique du travail ; là où le travail vaut absolument, comme pure forme : évidé, détaché, abstrait. La seconde partie cherche à établir l’origine de ce « travail » nouveau. La troisième repose le problème de cette forme dans la société moderne, athée. Tout, jusque là, prend appui, assise, sur le livre de Max Weber. Une quatrième partie offre à la thèse un corollaire. Quelques lemmes et scolies sont éparpillés çà et là dans le corps du texte. Celui-ci s’annexe aux « Thèses sur le concept de grève » ; mais peut être lu sans elles.
Weber-grèveA5-17e.doc