« Ne dites plus urbanisme, dites : police préventive ».
i2d | 02 Mai, 2007 13:58
Evidemment, en creux, ce texte ne parle que des banlieues, asservies puis embrasées. L’exemple de la place Pasteur, à Besançon, ne sert qu’à observer sur une échelle minuscule l’efficacité, la discrétion d’un dispositif et de sa justification officielle. La ville bien gérée, bien tenue, c’est la ville pestiférée – telle que, dans Surveiller et punir, Foucault en donne l’effrayant tableau. Aujourd’hui, malgré les efforts de l’urbanisme policier, Besançon demeure une ville bâtie par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien. Pour combien de temps ? Combien de temps repoussera-t-on la figure totalitaire d’une ville bâtie par des ingénieurs, pleine d’ordre et de fonctionnalité, et qui signifie quelque chose : l’asservissement total de l’habitant au dispositif de sa propre ville ?
A partir d’une considération sur un aplanissement urbain et d’une philosophie du banc, ce texte applique « Pas besoin de connaître le code Napoléon, suffit de regarder une ville, on est fixé. » (H. Michaux) au centre ville de Besançon.
i2d_place_pasteur.pdf
Sur la parole éclatée du Devenir-gouttière
i2d | 01 Mai, 2007 23:44
Il s’agit de produire une parole.
A cette parole nous voulons donner un lieu où elle ne soit pas
attendue. De même que l’action n’a d’efficace qu’à contretemps, la parole
n’en peut prendre qu’à contre-lieu ; de même qu’
intempestif, étant le contraire
du journalisme, est notre marque dans le domaine du temps, de même la
recherche du contre-lieu est notre effort dans celui de l’espace. Nos
considérations ne seront donc pas seulement
unzeitgemäß (intempestives) mais
un-raum-gemäß (à contre-lieu ; littéralement : non faites pour leur lieu ; pas à
leur mesure).
själakamp_devenir-gouttiere.pdf